Les femmes du World Nomad Games en image

Cette année, le World Nomad Game, a eu lieu dans la jolie province d’Issk-kul au Kirghiziztan. Ces jeux nomades sont l’occasion de présenter au monde entier l’héritage nomadique à travers le sport.

Aujourd’hui, nous avons décidé de reprendre le fabuleux travail photographique d’Eleanor Moseman, qui a décidé d’immortaliser les femmes des jeux nomades, venus de toute l’Asie Centrale et de l’Europe de l’Est et d’explorer à travers ces clichés, toutes les difficultés et les défis auxquels elles ont été confrontées en tant que participantes.

Darima Cyrendodopova, de la fédération de Russie de Bouriatie. Darima pense que le tir à l’arc traditionnel est une manière d’exprimer l’esprit de sa nation et l’héritage de ses ancêtres. Le tir à l’arc est un jeu traditionnel ancré en elle, marqué dans son sang. Elle espère qu’en continuant de pratiquer ce jeu, les gens pourront apprendre et finalement sauver les traditions nomades. L’excitation de jouer avec la chance et savoir que les anges choisissent de la bénir l’aide beaucoup à continuer ce sport ancestral.

Eliza Tynalieva, du Kirghizistan, occupe la deuxième place du tir à l’arc traditionnel hongrois des femmes. Tyanlieva ne pratique ce sport professionnellement que depuis 2 ans et s’est qualifiée aux jeux nomades mondiaux le printemps dernier. Sans aucune expérience de la compétition de haut niveau et de la tradition, elle s’inspire de son grand-père, vétéran de la seconde guerre mondial, qui a réalisé des figures à cheval et des acrobaties. Ses parents la soutiennent dans toutes ses activités sportives, dont le football et le basketball. Cette belle et jeune femme est maman de deux enfants qui avec son mari la soutiennent pour la poursuite de sa carrière sportive.

Katerina Chenova de Russie, se classe seconde au tir à l’arc traditionnel turc. Elle pratique ce sport depuis 3 ans et a, pour sa première fois, participé à une compétition internationale avec le World Nomad Game. Katerina pense que le tir à l’arc lui donne certaines compétences qu’elle ne pourrait obtenir dans la vie quotidienne, comme la concentration et le contrôle de ses émotions. Sur ce cliché, elle s’apprête à tirer une flèche alors qu’elle fait la queue pour participer à la compétition.

Baktygul Rakymbaeva n’a que 16 ans et fait partie des rares femmes à pouvoir réciter l’épopée de Manas, poème datant du 18ème siècle qui compte environ 500 000 lignes et raconte l’histoire et les événements de la région du Kirghizistan. Elle commença à l’apprendre à l’âge de 4 ans mais s’arrêta lorsqu’on lui dit qu’il était inapproprié pour une femme de réciter les Manas. Pleine de persévérance, Baktygul repris son apprentissage à l’âge de 12 ans et commença à gagner des compétitions. Ses résultats lui offrirent également le soutien de sa famille et de ses amis.

Serena Caballero reçoit, sur cette photo, le soutien de sa coéquipière Susannah Winfield avant de participer aux dernières manches de tir à l’arc, où elle se classera 3ème. Malgré le caractère compétitif de ces sports, les femmes se soutiennent mutuellement. Beaucoup disent que la meilleure chose à propos de la compétition est de rencontrer des gens du monde entier, d’apprendre d’autres cultures et se faire de nouveaux amis.

Aizhanat Okasheva de la région de l’Altaï en Russie participe à une partie de toguz kumalak avec Jansaya Toilybai. Okasheva a commencé à jouer aux échecs avant de pratiquer le toguz kumalak il y a quelques années. Le toguz kumalak compte pratiquement autant de joueurs femmes que d’hommes un jeu intellectuel plutôt qu’un sport physique, bien que les règles disent que les hommes et les femmes ne peuvent se faire concurrence.

Meerim Momunova lutte avec sa coéquipière kirghize Anara Ryskulova lors d’une performance de lutte traditionnelle appelée «Alysh». Momunova est championne en Asie et participe à des compétitions depuis 2015. Selon Momunova, l’un des avantages de cette lutte est la facilité de l’uniforme pour les femmes – même les femmes musulmanes qui couvrent leur visage peuvent rivaliser. Momunova est diplômée en coaching sportif et espère voir plus de femmes dans ce sport.

Un groupe de cavalières kirghizes prend le temps de jouer ensemble et de discuter. Leur performance consiste à échapper aux hommes qui les poursuivent pour leur voler un baiser. Les rôles s’inversent lorsque les femmes reviennent à la poursuite des hommes pour fouetter leur voleur. Ceci n’est pas un réel jeu des jeux nomades mais se voit plus comme un moment de détente et d’amusement pour tous.

Aida Akhmatova, du Kirghizistan, tire sur trois cibles sur une piste de 120 mètres avant de se classer deuxième pour la division féminine de tir à l’arc. Pour rendre la compétition équitable, aucun athlète n’est familier ou habitué à son cheval et les femmes doivent alterner les chevaux entre elles. Non seulement ils sont confrontés au défi de frapper leurs cibles, mais aussi à celui de contrôler leur monture.

Une jeune fille kirghize portant des vêtements traditionnels surveille les activités et les spectateurs aux Jeux mondiaux des nomades.

Saleha Rashidi, de Singapour, participe à des compétitions de tir à l’arc pour la première fois au niveau international aux World Nomad Games. Elle pense que le sport permet aux femmes d’être compétitives et est fière d’être une femme archère. Saleha dit que le tir à l’arc lui a aussi donné de la force et de la concentration dans sa spiritualité. L’accent mis sur la discipline, la force intérieure, la conscience, l’unité et l’harmonie avec la nature résonne en elle et la communauté du tir à l’arc.

Saadat Beisheeva du Kirghizistan a commencé à pratiquer le tir à l’arc traditionnel comme passe-temps. Elle pense que les femmes font face à certaines difficultés que les hommes ne rencontrent pas dans ce sport, telles que le manque de soutien du gouvernement pour voyager pour les compétitions. Cependant, elle croit fermement qu’avec du travail et du dévouement, ces défis peuvent être facilement surmontés.

Ayana Rustam, âgée de 16 ans et originaire du Kirghizistan, est la plus jeune archère des Jeux mondiaux des nomades. C’est sa première compétition et se dit avoir été attirée dans ce sport par simple curiosité. Elle voit cette compétition comme un véritable défi auquel elle doit faire face en tant que femme. Elle a différentes pensées qui lui viennent à l’esprit et elle doit apprendre à les surmonter pour gagner. Après le lycée, elle envisage de poursuivre des études en droit pour «défendre les autres et lutter pour la justice».

Ellana, huit ans, est entraînée par son père, Kostumov Farhat, sur la façon de tenir les rênes pour contrôler son cheval. Ses deux parents sont en compétition dans le sport du tir à l’arc – ils disent que c’est un excellent moyen pour la famille d’être ensemble et de s’entraider. Ellana raconte à tous ses camarades de classe et à ses amis son amour pour le sport et les chevaux, ce qui a inspiré d’autres jeunes filles à s’y intéresser.

Aliya Kamalova du Kazakhstan s’entraîne avec des hommes avant la finale du tir à l’arc monté sur un cheval. À 21 ans, elle pratique le sport depuis deux ans. La première année lui a simplement permis d’apprendre à monter à cheval. Bien qu’on lui disait que le tir à l’arc n’était pas un sport pour les femmes, elle a souhaité poursuivre parce que pour elle, ce sport fait partie du sang kazakh.

Crédit Photo : Eleanor Moseman

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