Quelques croyances locales à connaitre avant de partir au Kirghizistan

Situé sur l’ancienne Route de la Soie, le Kirghizistan accueille chaque année de nombreux vacanciers issus des quatre coins du globe. Comme dans la plupart des pays de l’Asie, on retrouve dans ce pays de nombreuses croyances locales que tout voyageur devrait savoir avant de s’y rendre.

Pour vous, nous avons préparé une sélection des quelques croyances et traditions que vous pourrez rencontrer au cours de votre voyage au Kirghizistan.

La règle des 40 jours et d’autres croyances relatives aux bébés

Au Kirghizistan, quand un bébé vient au monde, ses parents essayent par tous les moyens de le garder loin des étrangers pendant 40 jours. Il est de croyance commune que si un étranger ou une personne qui ne fait pas partie de la famille voit l’enfant avant les 40 jours, ce dernier risque de tomber gravement malade.

Une autre croyance, veut aussi que si un bébé a l’habitude de dormir la journée et non la nuit, sa mère doit placer la tête du petit contre la paroi externe d’un tandir (un four en terre cuite) 3 fois. Ce rituel est fait dans l’espoir que l’enfant s’habitue à dormir la nuit. Bien sûr, durant cette pratique, le tandir n’est pas chauffé.

Le rituel des aiguilles de pin

Il s’agit d’un rituel que les familles kirghizes pratiquent quand un ou des membres de la famille font face à des difficultés financières ou personnelles. Ce rituel se pratique avec un arbuste connu sous le nom d’Archa. Des branches sont placées dans un plat pour être brûlés. Ensuite, quand il commence à produire de la fumée, on le fait tourner autour de chaque membre de la famille, tout en prononçant les mots : « que la prospérité et le succès nous accompagnent tout au long de l’année ».

Siffler à la maison porte-malheur

Cette croyance est très répandue non seulement au Kirghizistan, mais dans de nombreux pays de l’ex-Union soviétique. L’origine de cette croyance est inconnue, en revanche, un site internet russe propose deux explications. La première est que le sifflement est un moyen dont les esprits impurs se servent pour communiquer entre eux. Ainsi, en sifflant dans la maison, on risque de les ramener sous notre toit. La deuxième est issue d’une légende locale. Cette légende raconte que les anciens utilisaient des sifflets pour invoquer des rafales de vent quand ils en avaient besoin. Mais ils devaient être très prudents, car non contrôlés, ces vents pouvaient prendre le toit de leur habitat.

La pleine lune, un signe d’abondance

Il s’agit d’une autre croyance très répandue à travers les pays de l’ex-Union soviétique. Certains astrologues associent la pleine lune à l’abondance. Ainsi, il est de croyance commune que le fait de passer un billet de banque un jour de pleine lune accroit considérablement la richesse.

Le fer-à-cheval, un porte-bonheur

Trouver un fer-à-cheval sur une route porte-bonheur. Et la chance s’accroît si on le ramène chez soi pour l’accrocher au-dessus de la porte. Ainsi, il est tout à fait naturel de voir un fer-à-cheval accrocher sur une porte au Kirghizistan.

Placer des objets sous l’oreiller pour éloigner les cauchemars

C’est une croyance très répandue mais pas seulement qu’au Kirghizistan. Au Guatemala par exemple, il existe les poupées à soucis qui éloignent les mauvais rêves. Les Amérindiens ont les attrapeurs de rêves pour retenir les mauvais rêves dans leur filet et ne laisser passer que les bons. Au Kirghizistan, si une personne fait des cauchemars, on place du pain, du blé ou des couteaux de table sous son oreiller pour garder le cauchemar à distance.

Des bulles dans le thé, un signe de prospérité

Comme dans de nombreux pays de l’Asie, quand les habitants du Kirghizistan voient des bulles dans leur thé, c’est un signe qui annonce la prospérité dans le futur. En visitant également une maison kirghize, vous ne manquerez pas de remarquer que lorsqu’on vous sert du thé, c’est toujours à moitié plein. En fait, c’est une manière pour votre hôte de montrer qu’il ou elle souhaite que vous restiez encore. Quand il est temps pour vous de partir, ils vous le feront savoir en vous servant une tasse pleine.

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